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🧑‍🔬 Serge-Étienne Parent, ingénieur écologue | ecological engineer. 🐦 @essicolo - @essicolo@mastodon.online - @essicolo@pixelfed.social

Le modèle SIR suppose que la population totale, N est composée de personnes pouvant être classées comme susceptibles d'être infectées (S), infectées (I) ou ne pouvant plus être infectées (R, pour retirées). Les R sont autant les personnes immunisées après avoir été contaminées... que les personnes décédées. Mais le modèle SIR est ici surtout un prétexte pour étudier les équations différentielles ordinaires.

Ce modèle permet de retrouver où se trouve la croissance exponentielle d'une épidémie, tout comme le fameux paramètre R0, qui indique la capacité de propagation d'une épidémie.

Dans ce billet sur la plateforme de calcul Nextjournal, je présente comment résoudre un modèle SIR et comment les mesures de confinement affectent la propagation d'une infection.

⤷ Le modèle SIR

#fr

Serge-Étienne Parent, ing., Ph.D.

Conférence présentée au congrès de l'Ordre des agronomes du Québec, le 29 octobre 2020

Poignée de sol organique. Crédit @essicolo

* Note. Les symboles [^1] marquent les références, placées à la fin du billet.

Le texte qui suit résume le travail que j'ai effectué en arrière-plan pour la rédaction de l'article L'agriculture locale et bio est-elle vraiment meilleure pour l'environnement?, publié dans The Conversation.

Comme professionnels, mais aussi comme parents et comme citoyens et citoyennes, nous sommes plusieurs à être préoccupés par l’état de la planète (la planète Terre, s’il faut préciser). Les moyens pour l’améliorer sont souvent sujet à débat.

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English version

Bien que chaque écolo ait ses propres appréhensions sur les problèmes écologiques, celles-ci peuvent être agglomérées entre quelques philosophies.


Écotraditionalisme. (C) essicolo

L’écotraditionalisme. Les humains devraient revenir au mode de vie de leurs ancêtres, qui leur permettait de vivre en harmonie avec la nature. Dans cette perspective, il faut renoncer à l’industrialisation, les technologies, la société de consommation, etc. Les solutions aux problèmes écologiques se trouvent dans l’histoire. Voir Jean-Martin Fortier, Roméo Bouchard, Paul Ariès, Vandana Shiva, Piotr Kropotkine, l'Union paysanne.

Écosocialisme. (C) essicolo

L’écosocialisme. C’est un mouvement proche de l’écotraditionalisme, mais anticapitaliste. “On ne peut pas croître infiniment dans une monde aux dimensions finies”, y entend-on souvent. Ces limites à la croissance mènerait à l’effondrement de la nature, et du même coup des humains. Ce mouvement suggère de mettre fin aux stratégies de croissance économique et de se tourner vers des solutions à l’échelle humaine. Pour les populationnistes d’entre les écosocialistes, cette échelle demande également de réduire les effectifs humains. Les solutions aux problèmes écologiques sont politiques. Voir Laure Waridel, Naomi Klein, E.F. Schumacher, Thanos, Équiterre.

Écomodernisme. (C) essicolo

L’écomodernisme. Les écomodernistes croient aux bénéfices apportés par l’industrialisation et les nouvelles technologies, qui permettent de diminuer les impacts écologiques par personne. La diminution des impacts totaux sera favorisée par la stabilisation des effectifs humains, phénomène lié à la qualité de vie procurée par l’industrialisation. Les écomodernistes défendent l’énergie nucléaire et l’agriculture moderne pour intensifier les activités humaines et laisser plus d’espace à la nature. Les problèmes écologiques ont des solutions technologiques. Voir Steven Pinker, Mark Lynas, Pamela Ronald, Ironman, Breakthrough Institute.

Écocapitalisme. (C) essicolo

Le capitalisme vert. La nature est une richesse économique, et l’abîmer est une dette pour les générations futures. Le libre marché, orienté par des politiques économiques adéquates, fera en sorte que la consommation s’orientera naturellement vers des solutions durables. Les solutions écologiques passeront par des incitatifs économiques. Voir Paul Hawken, Al Gore, Bjorn Lomborg, Human Progress, PERC.

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#fr

version française

Although each ecologist approach ecological problems uniquely, most seem to cluster toward different philosophies.


Eco-traditionalism. (C) essicolo

Eco-traditionalism. Humans should return to the way of life of their ancestors, which allowed them to live in harmony with nature. In this perspective, we must renounce industrialization, technologies, the consumer society, etc. The solutions to ecological problems lie in history. See Jean-Martin Fortier, Roméo Bouchard, Paul Ariès, Vandana Shiva, Piotr Kropotkine, the Peasant union (Union paysanne).

Eco-socialism. (C) essicolo

Eco-socialism. It is a movement close to eco-traditionalism, but anti-capitalist. “We cannot grow infinitely in a world of finite dimensions”, as often heared in eco-socialist circles. These limits on growth would lead to the collapse of nature, and at the same time humans. This movement suggests putting an end to economic growth strategies and turning to human scale solutions. For populationists among eco-socialists, this human scale also requires reducing human population. The solutions to ecological problems are political. See Laure Waridel, Naomi Klein, E.F. Schumacher, Thanos, Équiterre.

Eco-modernism. (C) essicolo

Eco-modernism. Eco-modernists believe in the benefits of industrialization and new technologies, which reduce the ecological impacts per person. The reduction in total impacts will be favored by the stabilization of human population, a phenomenon linked to the improvement of life quality provided by industrialization. Eco-modernists defend nuclear energy and modern agriculture to intensify human activity and leave more space for nature. Ecological problems have technological solutions. See Steven Pinker, Mark Lynas, Pamela Ronald, Ironman, Breakthrough Institute.

Eco-capitalism. (C) essicolo

Green capitalism. Nature is an economic wealth, and to damage it is a debt for future generations. The free market, guided by adequate economic policies, will ensure that consumption will naturally orient towards sustainable solutions. Green solutions will emerge from economic incentives. See Paul Hawken, Al Gore, Bjorn Lomborg, Human Progress, PERC.

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#en

Capture d'écran de l'article L’agriculture locale et bio est-elle vraiment meilleure pour l’environnement ?

S'il y a une ligne directrice dans ma perception du monde, c'est que le progrès, technique ou social, permet de libérer le monde de contraintes malheureuses. Parmi ces contraintes, on retrouve l'oppression, la maladie et la faim. Je suis un progressiste.

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La COVID-19 suscite bien des inquiétudes liées à l'alimentation. Plusieurs interventions dans les médias proposent, en réaction, une autonomie alimentaire accrue. Au menu, on met l'alimentation locale, le chauvinisme alimentaire et le survivalisme, et ce, sans même démontrer quel problème on entend régler.

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🌱 Alors que des mouvements conservateurs (pourtant bien en vue chez les écologistes) nous souhaitent une agriculture paysanne et extensive, en ce jour de la Terre je nous souhaite plutôt une agriculture moderne, intensive et industrielle.

Wheat Field“Wheat Field” by Sean MacEntee is licensed under CC BY 2.0

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L'abeille à miel (ou abeille domestique) est une espèce européenne importée au Canada pour la production de miel et son talent pour la pollinisation. Elle vit parmi ~730 autres espèces d'abeilles indigènes au Canada, qui pour la plupart comme les bourdons sont solitaires, vivent dans le sol ou dans des cavités et ne produisent pas de miel.

Source de l'image: Dmitry Grigoriev

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C'est dans une perspective de reconnaissance des faits que pour les élections québécoises de 2018, Le Pharmachien et moi avions invité les partis à répondre à 10 questions de sciences. Je m'étais commis en entrevue à répéter l'expérience pour les fédérales. Mais...

Avec des agendas trop chargés et sans organisme pan-canadien pour nous appuyer, notre petite équipe a décidé de tirer la plug.

Pour-cette-fois.

Les personnes soucieuses des enjeux scientifiques ne sont pas totalement dépourvues de ressources pour effectuer un choix électoral éclairé (y compris celui de ne pas voter, notez bien). D'abord, l'ACFAS a organisé un intéressant bar des sciences.

Puis, l'organisme Evidence for Democracy, sous le mot-clic #votescience, intervient dans la campagne en plaidant pour un financement accru de la recherche. Sans être fondamentalement scientifique, ça reste lié à la vigueur scientifique dont on a tellement besoin.

Quoi qu'il en soit, l'enjeu scientifique le plus criant est de faire en sorte que les politiques publiques soient appuyées sur des évidences, ce qui demande non seulement un financement adéquat, mais également

(1) une science ouverte (accès libre et facile aux articles et aux données), (2) une grande liberté d'expression chez les scientifiques de l'État et surtout (3) une culture politique où l'on préfère la vérité à ce qu'il nous convient de croire.

#science #fr